Avant de commencer la lecture de cet article, je t’invite à lire les grandes lignes du « pourquoi » de ce blog sur la page A propos, mais je tenais à faire un retour plus détaillé sur mon histoire.

Je me suis souvenue des galères et des moments de solitude au moment où je commençais à questionner ma contraception, et j’ai pensé que j’aurais vraiment aimé tomber sur un article comme celui-ci.

Cet article retrace donc mon histoire, et non pas comment faire techniquement pour arrêter la pilule en toute sécurité quand on a un objectif de contraception (mais ne t’inquiète pas, ça va venir rapidement 😉 je t’expliquerai le meilleur moment pour commencer, les basiques à savoir, les précautions à prendre etc).

Alors si mon parcours t’intéresse, je t’invite à lire la suite 😊

Mon histoire de femme

J’ai grandi dans les années 90, et je suis entrée sans aucune difficulté dans le schéma de la femme de l’époque (⚠️ attention, stéréotypes datés pouvant choquer mais sans jugement ⚠️) : objectif se caser, rêve de se marier quitte à divorcer plus tard, jalousie et possessive, sautes d’humeur, sourire pour se faire accepter, en opposition avec le « modèle masculin »… J’acceptais le statut qui était attribué à la femme, riais des blagues misogynes, essayais d’ignorer discrètement les harceleurs de rue, portais talons et blazers uniquement, me lissais les cheveux, prenais la pilule depuis mes 17 ans sans me poser de questions (je trouvais que c’était le plus “raisonnable” et je ne connaissais pas les alternatives – bon, je ne m’y intéressais pas), je portais d’ailleurs seule la charge de la contraception (charge mentale + coût), je n’avais pas d’attirance pour mon partenaire de l’époque ni de plaisir dans les relations sexuelles mais je pensais que c’était normal etc.

Je précise qu’il n’y a aucun jugement sur les personnes qui se reconnaîtraient dans certaines de ces caractéristiques. Je regrette juste ces traits pour ma part car ils étaient dictés par la société, je n’en avais pas conscience et je les appliquais les yeux fermés, comme si c’était la seule voie possible. La contraception hormonale en faisait partie intégrante.

En fait, je ne faisais pas les choses pour MOI mais pour suivre la route qui me semblait tracée, le chemin à suivre, et ce qui semblait être attendu de moi. Je n’ai jamais questionné ces choix ou ces valeurs.

Pour être honnête, j’étais bien partie pour continuer sur cette lancée si ma contraception hormonale n’avait pas à son tour eu des effets secondaires forts.

Le double tournant

Le premier déclic a eu lieu avec le mouvement #metoo en 2017 bien sûr, où enfin j’ai commencé à remettre en question mes valeurs, mes choix de vie, ma « personnalité ».

Deuxième déclic début 2020. Cela faisait déjà plusieurs semaines que je ne supportais plus la pilule : maux de ventre et d’estomac, maux de tête, nausées parfois pendant plusieurs heures, sécheresse vaginale et zéro libido (jamais questionnée jusque là non plus), tristesse et sautes d’humeur fortes. J’ai décidé que la plaquette de pilules en cours serait la dernière.

Un sentiment de profonde solitude

Un corps médical peu préparé à la question

Je me suis malheureusement retrouvée seule face à la charge de la contraception. J’habitais aux Pays-Bas, mon médecin sur place ne semblait pas trop étonnée face à la liste des maux que je subissais (« d’accord, rien d’autre à part ça ? »). Elle m’a donné des infos basiques sur le stérilet (“voilà à quoi ça ressemble, c’est au cuivre et je peux vous l’installer la semaine prochaine”) et ne me rassurait pas. J’ai essayé de trouver plus de renseignements sur les sites Français mais je me suis vite sentie noyée au milieu de toutes les options (laquelle me conviendrait le mieux ? quel est son coût ? comment la mettre en place ? quels sont ses effets ? est-ce qu’il y a des contre-indications ?).

Comment était-ce possible qu’en 2020, dans un pays développé, il soit si compliqué de trouver des infos fiables et claires sur la contraception ?

Autour de moi, les personnes avaient soit la pilule, soit le stérilet, soit pas de contraception du tout, et les avis divergeaient selon les expériences de chacune.

Et le couple, dans tout ça ?

Mon copain s’est lui aussi retrouvé submergé par cette question de la contraception, qui était toute nouvelle pour lui. Il ne semblait pas vouloir s’y intéresser, et quand je lui en parlais, il disait “comprends que je n’ai jamais eu à m’en soucier, alors c’est beaucoup pour moi”. Je me sentais révoltée, avec un sentiment d’injustice. J’ai vécu, au sein de mon propre couple, ce que signifiait “inégalité entre femmes et hommes”. Il semblait difficile pour lui de se rendre compte que c’était encore plus lourd pour moi, alors que ça concernait bel et bien notre couple.

Oui, l’invention de la pilule a été une grande avancée, redonnant aux femmes une forme de contrôle sur leur corps. Mais elle a aussi mis le poids de la responsabilité entièrement sur elles.

Avec du recul, je comprends que mon copain n’était pas à l’aise avec le sujet et que, malgré le caractère urgent pour moi, il lui ait fallu du temps pour se dire qu’il avait toute sa place dans la contraception. Sa position et son rôle ont énormément évolué par la suite. Même si ça n’a pas été facile surtout au début, il a vécu la découverte de mon cycle à mes côtés, ressenti les différentes énergies qui me parcouraient, il a accompagné mes plus fortes émotions, il m’a encouragée dans la quête de moi-même au naturel, et il a été un vrai pilier dans la décision de lancer ce blog ❤️.

Le début de ma nouvelle vie

Back to tout début 2020. A ce moment-là, j’ai continué de me renseigner seule.

Je me suis tournée vers les livres et j’ai découvert “J’arrête la pilule” de Sabrina Debusquat. J’ai appris énormément de choses sur le fonctionnement du corps de la femme. L’ouvrage est fondé sur des études scientifiques, des comparaisons…

« J’arrête la pilule » de Sabrina Debusquat

A la fin, l’autrice a présenté les différents types de contraception. Parmi les contraceptions naturelles (vs. avec hormones), elle a mentionné la symptothermie. C’est la toute première fois que j’en ai entendu parler.

C’est aussi ce qui a lancé ma quête de retour au naturel, l’envie de me découvrir pour la première fois en tant qu’adulte sans hormones artificielles. Et c’est ce qui a changé ma vie de femme (vraiment).

La raison d’être de ce blog

Ça a été le début de plusieurs mois d’apprentissages, de questions et de doutes, de formation, de mise en pratique, d’observation et surtout d’écoute de mon corps.

Ce blog s’appelle Bonjour mon cycle et c’est pour une bonne raison : en arrêtant les hormones, nous avons l’immense chance de pouvoir faire la connaissance de notre cycle, d’aller à sa rencontre. Chaque jour, tu vas en découvrir une nouvelle facette, et je te le souhaite, l’accueillir à bras ouverts.

C’est tout au long de ce chemin que j’aimerais t’accompagner, te rassurer, pour que tu saches que tu es loiiin d’être seule comme je le croyais, et te prouver que ça vaut le coup. Mille fois.

Et toi, qu’est-ce que tu penses de l’impact de la société sur nos choix de vie ? Tu as déjà pensé à arrêter la pilule ou une autre contraception hormonale ? Raconte-moi tout en commentaire en-dessous, j’ai hâte de te lire ! 🙂

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